Religion écologique ou capitalisme à pas feutrés ?
- idoru

- 6 juil. 2021
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Christian Gerondeau n'est pas vraiment le perdreau de l'année : ingénieur, polytechnicien, il est aussi passé par l'école des Ponts et Chaussées, délégué à la sécurité routière par le 1er ministre Chaban-Delmas, il met en place les premières limitations de vitesse, l'obligation des port de la ceinture de sécurité et casque en moto.
Il s'est aussi récemment intéressé à l'écologie élevée en nouvelle religion.

Un document daté d’août 1974 émanant de la CIA, disponible auprès de la Library of Congress (Washington) sous forme de photocopie, énumère les risques qu’encourrait l’humanité en cas de refroidissement du climat.
La CIA, dont l’une des missions est de prévoir les effets de l’évolution du climat sur la géopolitique, constata qu’à la fin du premier optimum moderne (1930-1950 (il n’y a pas d’accord sur ces dates en raison des décalages entre observations météorologiques et activité solaire), il y eut une période d’instabilité qui poussa l'agence à analyser les possibles conséquences d’un refroidissement du climat.
De nombreux pays dont la Chine, l’URSS et le Japon se sont alors (on était en 1974) munis de nouveaux services de prévisions météorologiques, considérant que le facteur climatique devait être sérieusement pris en compte.
L’un des facteurs alarmants était les stocks mondiaux de céréales qui sont passés entre 1969 et 1972 de 600 millions de tonnes à moins de 100 millions de tonnes en raison de divers événements climatiques.
À l’époque 100 millions de tonnes représentaient moins d’un mois de consommation mondiale. Pour la CIA climat et disponibilité en nourriture sont à l’évidence intimement liés avec les conséquences géopolitiques attendues et par conséquent surveillées de près.
Au début des années 1970 les couvertures de neige et de glace ont augmenté dans le monde de 10 à 15 % (ce n’est pas moi qui l’affirme c’est écrit dans ce rapport à la page 7). Au nord du Québec et au Groenland des températures en dessous de la moyenne ont été observées, un phénomène jamais vu depuis un siècle (je cite encore ce rapport). La région de Moscou a souffert de sécheresses d’une intensité jamais vue depuis 300 ans. Il en a été de même en Australie, en Amérique Centrale, en Chine, en Asie du Sud-Est et en Afrique sub-saharienne. Selon les auteurs de ce rapport se référant à des études archéologiques les aléas climatiques ont provoqué la disparition de civilisations comme les civilisations de l’Indus, des Hittites, des Mycéniens et de l’Empire du Mali, toujours en raison d’un refroidissement du climat, modifiant la circulation atmosphérique et provoquant des sécheresses à répétition.
Vient alors dans ce document un résumé en trois points de la compréhension de la climatologie qu’il est opportun de citer :
1. le principe que la nature ne supporte pas une distribution hétérogène de l’énergie
2. l’énergie en provenance du Soleil est modulée par les variation de l’orbite de la Terre, des variations de son axe de rotation, des composants de l’atmosphère (poussières, nuages, etc) et des fluctuations mêmes de l’activité solaire.
3. l’atmosphère terrestre n’absorbe qu’une infime partie de l’énergie solaire.
Passent vingt et quelques réunions de la COP, un accord de Paris monté au pinacle bien qu'il soit une totale mascarade puis poussée par un groupement inter gouvernemental de rapporteurs, le GIEC, nous avons appris l'imminence d'une menace telle une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes depuis un demi siècle alors que la CIA sur la base des informations scientifiques de l'époque et diverses publications, dont celles du National Geographic disait :
« Depuis la fin des années 1960 un certain nombre de publications scientifiques dans les domaines du climat, de la météorologie et de la géologie ont montré que :
(1)un changement du climat est en cours,
(2)ce changement du climat pourrait créer des problèmes agricoles mondiaux«
Traduction libre et partielle du document de l’Office de Recherche et Développement de la CIA en accès libre auprès de la Librairie du Congrès à Washington sur simple demande.
Illustration : récents cycles solaires, source NASA

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